Liens publicitaires
France Energies Renouvelables et Solaires est une société spécialisée dans les énergies renouvelables. Plus particulièrement dans le système photovoltaïque.
Accueil » Actualité
 
Bulgarie: Rosatom pourrait quitter le projet de centrale de Béléné
08-02-2011
170 personnes intéressées
bulgarierosatom-pourrait-quitter-le-proj
L'agence russe de l'énergie nucléaire Rosatom envisage de renoncer à la construction de la centrale nucléaire de Béléné, dans le nord de la Bulgarie, selon le quotidien russe Kommersant.

Rosatom étudie cette éventualité en raison de retards dans le lancement des travaux de cette centrale, explique Kommersant qui a eu connaissance d'une note interne de Rosatom signée par son directeur général, Sergueï Kirienko.

La construction doit en principe commencer en septembre, mais les contrats avec les entreprises bulgares de BTP n'ont toujours pas été signés, selon cette note. Or, ces retards risquent d'augmenter le coût de la centrale.

Si le projet est arrêté, Rosatom peut réclamer à la compagnie publique bulgare NEC un dédit de plus de 200 millions d'euros, explique Kommersant. Cela pourrait s'avérer plus avantageux pour la société russe que de poursuivre la construction, qui selon les estimations doit lui rapporter un bénéfice d'à peine 150 millions d'euros.

« L'équipement destiné à Béléné pourrait être redirigé vers la construction de la centrale d'Akkuyu en Turquie », souligne Kommersant. Par ailleurs, Rosatom pourrait rompre son contrat avec le consortium franco-allemand Areva/Siemens chargé notamment des systèmes de sécurité, qui doit fournir une partie de l'équipement.

Le projet de construction de la centrale, qui avait été suspendu après le retrait du groupe allemand RWE, avait été débloqué fin novembre par la signature d'un mémorandum entre Rosatom et NEC.

Selon ce mémorandum, les deux entités disposaient de quatre mois pour mettre sur pied la coentreprise qui construira les deux réacteurs de 1.000 MW de la centrale, la première à technologie russe au sein de l'Union européenne.

Avant la signature de ce document, Moscou et Sofia ont longtemps négocié sur le coût de la construction. Selon l'accord de construction signé en janvier 2008 avec Atomstroïexport appartenant à Rosatom, le coût devait s'élever à 3,9 milliards d'euros. Mais ce montant a ensuite été revu à la hausse en raison du coût de financement élevé.

Les deux parties ont finalement convenu d'un coût maximum de 6,29 milliards d'euros, au-delà de la limite de 5 milliards fixée préalablement par Sofia. Rosatom a promis de prendre les dépassements à sa charge.


Source : http://www.lemonde.fr

  |   Avertissement légal   |   Contact